jeudi 29 septembre 2011

Avez-vous un Ugo dans votre vie?

Je veux un Ugo dans ma vie! m'a lancé mon adorable éditrice Nadine, après avoir terminé la lecture de mon premier manuscrit. Elle ne croyait pas si bien dire....

S'il y a un des personnages de La vie épicée de Charlotte Lavigne pour qui j'éprouve une affection particulière, c'est bien Ugo, le meilleur ami de Charlotte. Gai, of course!

Ah non! Pas encore un ami gai! Rasoir.... on a vu ça des dizaines et des dizaines de fois. Oui, je suis d'accord mais j'y tenais. Tout d'abord, parce que je voulais faire de Charlotte une fille pour qui l'amitié féminine est loin d'être toujours facile et stable. Oui, elle a des amies de même sexe, mais ces relations-là sont-elles authentiques? Ou si elles sont plutôt teintées par ce phénomène bel et bien réel qui peut empoisonner la plus belle des amitiés: la compétition entre femmes.

C'était décidé, Charlotte vivrait des moments difficiles avec ses copines. Par contre, il lui fallait une véritable amitié. Sincère, sur laquelle elle pourrait s'appuyer en tout temps. Et ce personnage-là s'est imposé par lui-même. Je l'ai appelé Ugo Saint-Amand.

À cause de sa grande sensibilité,  et de son affection franche et sans arrière-pensée pour Charlotte, Ugo ne pouvait pas être autre chose que gai... Mais surtout pas un de ces personnages qui se promène nu devant tout le monde, qui porte des frous frous et qui parle comme une grande folle!

Non. Je voulais faire d'Ugo un gai qui ressemble à un hétéro, comme il en existe des millers. Un homme qui, lui aussi, cherche l'amour. Et pas nécessairement en fréquentant les bars de travestis. Un gars super sweet, qui ramène Charlotte les deux pieds sur terre fréquemment, qui la connaît mieux qu'elle se connaît elle-même. Et qui sait s'oublier pour elle. Parce que lui, n'a pas toujours besoin de l'attention et de l'amour de tout le monde!  Quel ami parfait, n'est-ce pas?

Un boucher gai

J'ai aussi décidé de lui faire pratiquer un métier où les gais sont loin d'être en majorité: celui de boucher. Hein? Un boucher gai! C'est donc ben l'fun!

La première réaction de mes amis gais autour de moi m'a rassurée. Ils étaient heureux de voir autre chose qu'une fofolle dans les romans féminins.

Bon, tout ça c'était bien beau. Mais Ugo devait quand même avoir des comportements crédibles. Il me fallait faire de la recherche auprès de mes amis gais. C'est ainsi que mes rendez-vous au Salon sont devenus de véritables séances de travail.


Pendant l'application de mes mèches blond bébé, j'avais tout mon temps pour jaser avec mon coloriste qui, curieux hasard, s'appelle aussi Hugo. Mais avec un H. Ce qui me permet de dire qu'il n'est PAS le Ugo de mon roman. Quoique...



Ugo est propriétaire d'une boucherie, Hugo d'un salon de coiffure, Le Salon, sur Saint-Laurent.



Ugo adore les chiens, Hugo est le papa de l'adorable Becky.

Ugo amène un certain équilibre dans la vie de Charlotte, Hugo, dans celle d'Isabelle.

Oui, il existe certaines ressemblances entre les deux hommes, mais la vie d'Ugo Saint-Amand n'est pas celle de mon coloriste. Il m'a cependant beaucoup aidé à valider mes histoires. Mon iPhone bien en main, des papiers alu sur la tête, je posais donc mille et une question à Hugo.

-Est-ce que c'est crédible si Ugo a tel ou tel comportement?
-Toi, tu réagirais comment si ton amie de fille te demandait telle ou telle chose?



Ensuite, c'était le tour de mon coiffeur, Christian, qui avait la gentillesse d'éloigner son séchoir pour entendre mes questions.

-C'est quoi la musique hot dans les bars gais?
-Des gars de New York, ils iraient à quel hôtel à Montréal?



Etc, etc, etc.. Je ne vous en dis pas plus puisque je ne veux pas brûler les punchs de mon roman. En terminant, je vous pose la question: Vous, avez-vous un Ugo dans votre vie? Si oui, faites-nous le connaître mesdames!



dimanche 25 septembre 2011

À la recherche du gars de la construction



Par un bel après-midi chaud d'été, alors que je dégustais une bonne bouteille de rosé avec deux copines, l'arrivée impromptue de mon ami Pierre m'a donné une idée de personnage.


Pierre réalise des vidéos corporatifs pour différentes compagnies, dont des entrepreneurs en construction. C'est donc vêtu d'un dossard orange qu'il s'est présenté dans le jardin de mon amie pour partager un verre et un bol de gaspacho.



Un peu étourdies par l'alcool, mes amies et moi avons commencé à taquiner Pierre, en lui disant qu'il représentait bien un de nos fantasmes. Soit celui du gars de la construction.

Un bref sondage auprès de mes amies de filles sur Facebook m'a permis de constater que nous n'étions pas les seules à s'imaginer très facilement dans les bras d'un bel ouvrier. Surtout ceux du type musclé et bronzé, lunettes de soleil sur le nez et sourire enjoleur. Ceux qu'on peut admirer quand ils nous demandent de ralentir sur la route. Pas ces cols bleus à la bedaine rebondie qui dorment la tête appuyée sur le volant de leur déneigeuse! 

Les mecs qui s'aspergent le visage avec une bouteille d'eau fraîche sur un chantier de construction, tout en tenant une pancarte Ralentissez SVP,  font bel et bien partie de notre short liste de fantasme. Au même titre que les policiers, les pompiers ou les pilotes d'avions.

C'est donc à ce moment-là que j'ai décidé d'essayer de broder une intrigue qui impliquerait un gars de la construction pour mon troisième roman. Le problème, c'est que je ne connais aucun homme qui travaille dans ce milieu!

Petit appel à toutes! 

C'est pourquoi je fais appel à vous, chères lectrices! J'ai besoin de vos antennes. Connaissez-vous des gars de la construction? Pouvez-vous m'en parler un peu?

Bien entendu, ils ne sont pas tous pareils. Mais ceux que vous connaissez, comment s'expriment-ils? Sont-ils machos? Charmeurs? Quels sont les traits de caractère qui les distingue? Bref, j'attends vos observations!





mercredi 21 septembre 2011

Un petit apéro au boulot


Si mon roman sort en librairie aujourd'hui même, c'est bien entendu grâce au travail acharné et à toute la passion que j'y ai mis depuis des années. Je ne connais pas un auteur sur la planète qui vous dirait le contraire.

Toutefois, si La vie épicée de Charlotte Lavigne n'est pas resté un quelconque manuscrit dans un ordinateur poussiéreux, c'est grâce au travail remarquable des filles du Groupe Librex.

Je leur dois beaucoup: le peaufinage du roman, la correction des fautes de français (oups!) la mise en marché, la couverture du livre, la promotion, le design de mon blogue, etc, etc, etc...

C'est pourquoi j'ai voulu les remercier la semaine dernière, en apportant l'apéro au boulot. Les remercier pour leur travail, mais aussi pour leur patience envers une auteure qui publie son premier livre et qui a des angoisses grandes comme la Terre. Et aussi, entre vous et moi, pour qu'elles me pardonnent plus facilement mon léger côté high maintenance qu'elles découvriront au cours des prochaines semaines... Hi! Hi!


À la fin d'une séance de dédicaces de livres pour les médias, j'ai donc convié quelques-unes des filles qui ont travaillé sur mon roman pour un 5 à 7 improvisé. Véro, Marie-Jo, Nadine et Marike se sont jointes à moi.

Pour l'occasion, j'avais déniché d'adorables petites assiettes en forme de lettres. Et dans lesquelles on peut mettre tout ce que notre imagination nous propose. En autant que ce soit bon!



Petits pétonclées poêlés au Ricard, amandes blanchies et salées des Soeurs en vrac, saucisson sec bleu-blanc-coeur de la Ferme Moporc, en vente chez Première moisson, mini-cubes de magret de canard enroulés de prosciutto et passés au gril, petits morceaux de fromages du Québec à pâte ferme, etc...

Aussi: petits cornichons à l'ancienne de l'Ile d'Orléans, olives kalamata et... pop corn au sirop d'érable. Une version bien meilleure de nos Cracker Jack d'enfance. Et tout est tellement plus appétissant dans ces assiettes achetées chez Potiron Paris pour 20$.


Les petites cuillers colorées, c'est soooo Charlotte! 



Souper de sacoches! Trop drôles ces serviettes de table trouvées chez Simons.



La chick du milieu, c'est Véronique Déry, top relationniste chez Librex! Son expertise est précieuse. Celle avec le chandail rayé, c'est Marike Paradis, directrice artistique. Une fille hyper créative et sweet, sweet, sweet.



Ici, à gauche, plongée dans mon livre, c'est mon éditrice en or,  Nadine Lauzon. Professionnelle jusqu'au bout des ongles et patiente comme pas une.  Celle avec les lunettes fashion, c'est Marie-Josée Martel, qui nous aide pour la promo. Une nouvelle chez Librex, qui promet beaucoup. Toute douce et efficace. 

M-E-R-C-I les filles!




jeudi 15 septembre 2011

Attention à ce que vous dites, la romancière est là!

Tout ce que vous direz pourra être retenu... dans mon roman. Fréquenter une romancière n'est pas de tout repos, mes amis peuvent en témoigner. Toutes les soirées entre copains sont devenues pour moi, de véritables sources d'inspiration.

-Ah c'est trop bon ce que tu viens de dire. Faut que je mette ça dans mon roman.

Et me voilà qui sort mon iPhone rose fushia (superbe étui cancer du sein à neuf dollars acheté chez Zellers un soir que je recrutais de futures lectrices...oui, oui, je recrutais! Je vous expliquerai ma stratégie éventuellement).

Donc, je sors mon cellulaire, soit pour prendre une note ou pour enregistrer mon interlocuteur avec mon dictaphone.

-Repète-moi ça pour le fun.

Et celui-ci de s'exécuter de bonne ou de mauvaise grâce... tout dépendant de son lien d'amitié avec moi. Du nombre de verres de vin qu'il a bu. Et de sa tolérance à mes mille et une questions.

D'ailleurs, ça m'amène à me demander si je pose plus de questions depuis que je suis romancière ou quand j'étais journaliste? Humm... Finalement, ce sont deux métiers qui se ressemblent beaucoup plus que l'on pense.

-Raconte-moi ton accouchement!
-Ta dernière aventure... pleassse!
-Qu'est-ce que tu portais?
-Toi, t'es un peu grano, je pense. C'est quoi la marque de céréales granos la plus hot? (en autant que ça existe...)

Comme vous le constatez, je n'ai aucune gêne à poser les questions les plus intimes et à enregistrer mes amis! Parfois, le problème est dans la réécoute du message, le lendemain, entre deux Advil et un café bien fort.

-Hein? Qu'est-ce qu'il dit là? Je comprends rien. Y'a donc ben la bouche molle!

Pouf! Envolé l'intrigue du cinquième chapitre du deuxième roman. Allez l'auteure... creuse-toi la cervelle pour t'en souvenir!



-Coudonc, on a bu combien de bouteilles? dis-je en me tournant vers Monhomme.

-Pas plus que d'habitude. Huit, neuf, je pense.

-Pis on était combien déjà?

-Ben... cinq.

- Ouin, presque deux par personne. T'as raison, c'est normal.


Attention à vos courriels!

L'inspiration d'une écrivaine peut même venir en... lisant vos courriels. Comme ça m'est arrivé cette semaine.

J'ai deux amis qui forment un couple adorable, c'est le moins qu'on puisse dire. Ils se sont même mariés récemment en blanc et noir, dans un cadre tout-à-fait bucolique!


Voici d'ailleurs une photo d'eux incognito, en compagnie de Monhomme et moi, témoins de l'heureux événement.

Les deux têtes fortes qu'ils sont se livrent souvent à des échanges disons... assez musclés. Pour le plaisir d'argumenter et de taquiner l'autre, je pense. Et bien qu'ils se le tiennent pour dit, les courriels qu'ils se sont écrits, en nous copiant moi et une autre amie, se retrouveront dans mon deuxième roman!

Je ne vous dit pas tout, question de ne pas vendre mes punchs, mais sachez que le marié s'est adressé à son épouse en lui disant: Gosses-moi pas! Pour une romancière comme moi, c'est du bonbon!

Alors, si on soupe ensemble un de ces soirs, et surtout si le repas est bien arrosé, (le contraire serait étonnant) méfiez-vous de ce que vous pourriez bien me raconter. Mais ne vous inquiétez pas, je change toujours les noms. N'est-ce pas Marie-France et Luc? 

mercredi 7 septembre 2011

Une pause juste pour vous!

La vie nous envoie des messages...C'est cliché je sais bien, mais c'est parfois tellement vrai! Au cours du week-end de la Fête du travail, j'ai failli me défigurer en rentrant en collision avec... une porte d'auto. Heureusement, je m'en tire avec un bon bleu sous l'oeil mais d'ici une semaine ou deux, plus rien n'y paraîtra. Fiou...

Message de la vie, donc: on se calme et on respire. Et pour ce faire, rien de mieux qu'une petite pause juste pour soi, devant un bon thé vert chez Camellia Sinensis.


J'adore ce salon de thé. Un des rares endroits où les cellulaires tout comme les ordinateurs portables, sont interdits. Parce que, comme nous dit la petite affiche: «vous méritez bien une véritable pause dans votre journée».

-Hein? Je ne peux pas consulter mes courriels sur mon cell? Ni aller voir les dernières nouvelles sur Facebook?
-Et bien non...
-OMG, qu'est-ce je vais faire pendant que je bois mon thé?
-Rien, justement. Savourer tout simplement.

Je l'avoue, c'est un exercice qui demande quelques minutes d'adaptation.  Mais une fois qu'on s'y est fait, c'est tellement relaxant. En cette période de stress, de circulation intense, d'horaires chargés, une pause chez Camellia Sinensis s'impose. En fait, je la prescris à toutes les soccer mom de ce monde. Au moins une fois semaine!



J'ai choisi un thé vert matcha, un breuvage d'une onctuosité sublime, parfait pour les palais peu habitués à l'amertume du thé vert japonais. Servi sur un magnifique plateau de bois, ce thé fait de feuilles de thé réduites en poudre se boit lentement, en quelques gorgées bien pleines. Et ce, pour mieux apprécier toute la douceur de ce thé fouetté juste pour vous avec un ustensile en bambou fait à la main. Accompagné d'une petite truffe, l'harmonie est parfaite.

Mais libre à vous de vous laisser tenter par les nombreux choix qui vous sont offerts. Thé vert, jaune, blanc, noir, wulong, fumé, etc... Tous choisis avec un soin immense par quatre dégustateurs professionnels qui se rendent chaque année en Asie, pour y visiter les producteurs de thé.

On ressort de chez Camelia Sinensis quelques minutes plus tard, le corps plus détendu, les idées plus claires et prêt à affronter à nouveau la tempête de l'automne! Bonne dégustation!



jeudi 1 septembre 2011

Un p'tit mousseux et on teste des recettes!

À quelques semaines du lancement de La vie épicée de Charlotte Lavigne, je nage dans les préparatifs. Quel vin choisir pour l'événement? Quelle robe acheter? Quelle liste de musique préparer? Mais surtout... quelles bouchées servir?

Ça prend un truc savoureux qu'on peut manger dans une cuiller, qui ne coûte pas trop cher et qui a un certain lien avec le roman. Rien de moins.

C'est ainsi que ma bonne copine Julie et moi avons passé un après-midi de filles à tester des recettes de... salade d'edamames. Ces délicieuses fèves de soya qu'on achète congelées et qui se préparent en deux minutes. 


Un verre de mousseux à la main, nous avons inventé quatre recettes. Plus ou moins réussies. L'alcool nous a fait faire de bien drôles de mariages!


Tout d'abord, j'ai sorti à peu près tout ce que je pouvais trouver dans mon frigo: boccoccini, sirop d'érable, moutarde de meaux, lime, citron, maïs (grillé et nature), betterave, poivrons, fenouil, oignon vert, oignon rouge, gingembre, échalote, ail, fleur de sel, poivre, huile d'olive. Et des fines herbes.

Seule contrainte obligatoire: du piment de cayenne moulu ou entier. Pour aller avec le sous-titre de mon roman: Piment de cayenne et pouding chômeur. C'est concept!

 Laquelle de nous deux va faire LA salade qui comblera nos palais? Un, deux, trois, c'est parti! On tourne le sablier multicolore.

 Ça travaille tellement mieux nu pieds, n'est-ce pas?


Un peu de musique entraînante pour nous accompagner.


 Julie et moi, nous nous sommes rencontrées à Kampaï, à l'époque où j'y étais chef-recherchiste. Elle y travaille toujours et elle est une top assistante à la réalisation. Elle s'est essayée avec une composition fraîcheur qui n'était pas mal du tout. Fenouil, poivron rouge, coriandre, échalote, gingembre, huile d'olive et citron vert. Avec beaucoup de zeste!


 -Ouin, c'est bon, mais ça rien de spectaculaire, me dit Julie. Rien de surprenant. Ok... on passe à autre chose. La tienne, Nat?

-Moi, c'est la cata!

J'ai eu la mauvaise idée d'utiliser la betterave. Ouache! Tout d'abord, les saveurs ne font pas bon ménage du tout. Et les fèves étaient devenues toutes roses. Retour à la case départ.

-Ok, on en fait deux autres!



Premier dégât: Julie a renversé son verre de vin sur le persil! Elle a bien tenté de l'éponger, mais je lui ai suggéré de laisser tomber. Un bon mousseux, ça peut seulement améliorer le goût du persil, non?



 Est-ce l'alcool ou mes talents limités pour la photo qui font que je me coupe toujours la moitié du visage quand je prends un cliché en tenant l'appareil à bout de bras! Un peu flou en plus... Nous avons essayé d'en faire une avec le fromage. La texture était sublime, mais malgré le thym, les poivrons, l'oignon vert, le piment et le citron, ça restait fade. 



 

Finalement, nous sommes toutes les deux tombées en amour avec celle-ci. Création Julie. Edamames, maïs grillé, échalote, persil au mousseux, moutarde de meaux, sirop d'érable, huile d'olive, piment de cayenne, sel et poivre. Sucré et pimenté!


C'est soooo Charlotte!

 Deux heures plus tard, on avait donc trouvé notre recette pour le lancement. Mais surtout, on a bien mangé, bien bu et bien rigolé! Parce que dans ces moments bénis, ce qui compte le plus finalement, c'est l'amitié! Merci Julie!